Histoire des échecs

Le jeu d’échecs serait né en Inde au XIème siècle avant JC. Des textes en sanscrit parlent d’un jeu « des quatre membres ». Ces quatres membres seraient le fantassin, l’éléphant, le cavalier et le char d’assaut. Ce jeu aurait dérivé du backgammon et donc se jouait avec des dés à l’époque !

Puis au fil des siècles il traverse les mers et les continents pour connaître sa version actuelle en Europe avec l’introduction du fou et de la Reine.

L’échiquier a connu plusieurs transformation avant de connaître la version actuelle de 64 cases en damier !

Avec la Renaissance, les échecs évoluent vers un aspect plus compétitif. Les règles accélèrent la marche, des tournois sont organisés, des stratégies développées, des champions révérés. C’est à partir du 19e siècle que se met en place le jeu moderne. Doté de structures d’encadrement, il devient parfois un véritable enjeu géopolitique… jusqu’au moment où les machines surpassent les champions.

Au début du 19e siècle, l’univers des échecs est structuré, doté de ses écoles et de ses champions auxquels sont dédiés traités, chroniques et revues. L’ère de la compétition s’ouvre en 1851 avec un premier tournoi international organisé à Londres. Souvent bien dotés, ces tournois confrontent les champions américains, comme Paul Morphy (1837-1884), aux meilleurs Européens. Les maîtres gagnent encore en prestige et font la une des quotidiens.

Le premier championnat du monde officiel est organisé en 1886 aux États-Unis. L’Autrichien Wilhlem Steinitz (1836-1900) est sacré champion du monde. En 1894, il cède son titre à l’Allemand Emmanuel Lasker (1868-1941) qui le conservera vingt-sept ans !

En 1924 est créée la Fédération internationale des échecs (FIDE) qui organise désormais un « tournoi officiel des Nations » et décerne le prestigieux titre de « champion du monde des échecs ». Le jeu devient politique : le champion représente son pays dont il incarne les valeurs. Cette nouvelle symbolique des échecs culmine dans l’affrontement des deux blocs pendant la guerre froide. Le jeu recouvre sa première vocation guerrière. En 1972, l’Américain Robert Fischer (1943-) tombe le Soviétique Boris Spassky (1937-) après un match surmédiatisé où tous les coups furent permis. Trois ans plus tard, le jeune Soviétique Anatoly Karpov (1951-), âgé de vingt-trois ans, est sacré champion du monde, titre qu’il cédera à son compatriote Garry Kasparov (1963-) en 1985. Les Russes tiennent ferme le sceptre des échecs.

En 1993, Kasparov fonde la Professional Chess Association, conduisant à deux championnats et reléguant ainsi le titre de champion du monde de la FIDE à un statut « officiel ». Dans l’attente d’une hypothétique réunification des couronnes mondiales, Kasparov reste le n°1 mondial au classement Elo, bien qu’il est perdi son titre face à son compatriote Framnik en 2000 à Londres.

*Source :essentiels.bnf.fr

 

Les pièces

Le roi